Karoline Herfurth

Publié le par Eine Kuh in Germanie

Aurais-je déjà  par hasard cité le nom de la plus belle actrice allemande ? Oui, je sais, chacun ses goûts, mais je ne peux cacher mon admiration profonde pour cette actrice, à peu près inconnue à l'étranger.

Le seul rôle pour lequel on peut la trouver sur des sites français, c'est celui de la marchande d'oranges dans Le parfum.  Un petit rôle, important quand même, et surtout qui réclamait une actrice avec une plastique bien particulière.
Il ont donc bien fait de choisir la jeune Karoline.

Mais c'est bien dommage qu'on se réduise à ce rôle pour parler de Karoline Herfurth. Elle vaut bien bien mieux.

Le charme de Karoline Herfurth réside dans son physique. Elle est belle, et terriblement belle, et si belle qu'on ne se lasse pas de la regarder. Les rôles qu'elle a joué exploitent d'ailleurs cette veine.
Ses personnages sont toujours des femmes-enfants. Elle incarne mieux que personne le passage de transition entre le corps enfant et le corps adulte. Parce que son corps est un corps de femme, très sensuel, mais pas sexy. Se sont les couleurs chaudes qui lui font le mieux, et pas la tenue de cuir noir. Elle arbore souvent une queue de cheval toute simple, celle de la lycéenne qui n'a pas eu le temps de se coiffer le matin. Mais en général, dans les films, les coiffeurs s'en donnent à coeur joie.
Telle quevous la voyez sur la photo, c'est ce qu'elle fait de mieux. Sa petite moue triste lui va à ravir. Et c'est aussi pour ça qu'elle incarne si bien les adolescentes tourmentées. Elle sait rire aussi, mais ça ne lui va pas aussi bien.

Passons à ses films.
Laissons de côté Le Parfum, et je vais vous parler des films d'elle que j'ai vus.

Le film qui a le plus fait parler de lui, c'est le super Teen-movie Mädchen, Mädchen.
Girls and Sex en français,Girls on top en anglais et My first Orgasm en serbe. Ca vous donne une idée.
Personellement, j'aime beaucoup le film. 50% parce qu'on voit Karoline Herfurth, 50% parce qu'un Teen-movie de filles pas trop trop idiot, c'est toujours marrant à regarder. Mon copain dément complètement, mais je trouve que les personnages masculins sont à mourir de rire, tous plus vrais que nature.
Bref, je trouve que le film réussit très bien à représenter le point de vue féminin. Mais il semblerait que le message ne passe auprès de la gente masculine. Dommage...M--dchen.jpg
Est sorti tout récement au cinéma Pornorama.
Oui, je sais, on dirait qu'elle le fait exprès. Le titre complet est Pornorama oder die Bekenntnisse der mannstollen Näherin Rita Brauchts, soit "Pornorama, ou l'aveu de la couturière nymphomane Rita Brauchs".
Allez, avouez que ça vous donne envie.
Je me suis précipitée pour aller voir ce film qui n'a pas eu un franc succès. Je l'ai trouvé pas mal du tout, mais à condition de ne pas s'attendre à grand chose. Comme son nom ne l'indique pas (ou peu), Pornorama est la petite aventure, en plein milieu des années 60, d'un jeune munichois qui décide de tourner le super film erotique du siècle. Ou comment tourner un film porno avec une équipe de bras cassés, une copine hippie, une actrice principale qui ne parle pas allemand et refuse de se mettre en décolté et beaucoup beaucoup d'imagination. Il y a des images d'archive de films et d'émissions d'éducation sexuelle des années 60 et une référence à Eisenstein tout à fait intéressantes...pornorama.jpg

Enfin voici le plus génial de tous les films de Karoline Herfurth : Grosse Mädchen weinen nicht ("les grandes filles ne pleurent pas").
Le film ressemble pour sa thématique de l'amitié à Heavenly Creatures ("Créatures célestes"), mon film culte de Peter Jackson. Katerine Herfurth apparaît aux côtés de Ana Maria Mühe, fantastique elle aussi, pour un duo fascinant et horrible. Deux adolescentes (Katerine Herfurth a 18 ans et en paraît 15) plongées tout d'un coup dans une vie qui les dépassent, et avec laquelle elles jouent, en apprentie-sorcières. Les rôles des parents sont très réussis, sans tomber dans la caricature.
C'est un film très cruel, très beau, très intelligent. Et sur le mal-être adolescent, un thème très difficile à traiter et très bien exprimé ici.
Enfin, vous aurez compris, je suis méga-fan.grossemw.jpg

Enfin, et pour clore l'article, je signalerai un passage éclair dans un rôle insignifiant dans le film Crazy, d'après le roman du même nom.

Publié dans Général - cinéma

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