Certes, je n'en ai pas vu grand chose, mais enfin, peu importe, ce furent MES Berlinales et j'en ai été très contente.
Samedi 9.
Commencées depuis jeudi, je n'ai pas eu le courage/temps d'aller faire un tour au Sony Center.
Alors dimanche, un peu tard et sans me faire trop d'illusion sur mes chances d'obtenir encore une place pour la première de "Chiko", je prends le S-Bahn direction Potsdamer Platz.
Malgré le temps bien hivernal, le Sony Center est assez accueillant. Pas d'euphorie, mais déjà
bien plus vivant que d'habitude.
Des gens partout donc, mais où sont les staaaaaaaars ???
Pour trouver les stars, c'est simple, il suffit de regarder sur qui se braquent les cameras.
Parce que des caméras, ça oui, y'en a partout. C'est tout excitant
d'ailleurs ces cameramans et ses preneurs d sons qui courent dans tous les sens. Ils ont beau être là pour filmer les stars, ce sont aussi les ris de la fête, et c'est eux qui donnent une
atmosphère particulière ici.
Et donc, les cameras en ce moment sont braquées sur... eux.
Ce sont donc des célébrités très célèbres, sans aucun doute.
Peut-être qu'ils font un remake de la Guerre des Etoiles...
Mais bon, j'apprends que je ne peux pas acheter les places pour Chiko ici, il faut aller directement au Zoo Palast. Qui se situe donc à Zoologische Garten (Jardin zoologique), en face de la
Gedächtniskirche.
Direction donc Zoologische Garten.
Ouhlala un tapis rouge et
tout ! Trop fort...
Bon, je reprends mes esprits et je demande une place pour Chiko. Plus de place, bien évidement. Ce n'est pas si grave, Chiko, c'est le genre de films que j'aurai l'occasion d'aller voir au
cinéma d'ici quelques semaines sans aucun doute.
Sur le tapis rouge, des journalistes s'empressent autour d'un pauvre gosse terrorisé qui essaye de prononcer quelques phrases cohérentes du haut de ses 1m12.
Une poignée de fans de onze ans lui tendent des calepins pour avoir un autographe. Même pas sûr qu'ils
sachent de qui il s'agit. Moi non plus d'ailleurs. Je finis par identifier le gosse sur une affiche.
Le film fait partie de la sélection "Generation". J'ignore le concept exact, mais c'est du genre, "histoires de gosses jouées par des
gosses pour des gosses". Sont tout mignons ces gosses-là. Mais bon, j'ai autre chose à faire de ma soirée.
Lundi
Karoline Herfurth était invitée à la première de "Kirschblüten - Hanami", un des films qui a le plus fait parler de lui dans ce festival. La réalisatrice, Doris Dörrie, n'en
est apparement pas à son premier essai, même si je dois avouer à ma grande honte ne rien connaître d'elle.
Malheureusement pour moi, 19h (heure de la première du film, du tapis rouge et tout et tout) c'est l'heure de la réunion scoute. Drôle de coincidence, les chefs m'offrent pour mon
anniversaire... un livre de Doris Dörrie. Jolie surprise, qui retourne un peu le couteau dans la plaie, mais tant pis, je m'en remettrai.
Le soir, après la réunion, je me dis que je peux toujours tenter l'impossible et aller voir si tout le monde n'est pas encore parti. Mais j'ai oublié de prendre mon livret dans lequels figurent
les lieux des représentations. A tout hasard je vais au Sony Center, désert. Non, tant pis, il sera dit que je ne verrai pas Karoline.
Mardi 12.
Aujourd'hui ce sera MON jour des Berlinales. Pas question en effet d'en sortir sans avoir vu un seul film. C'est le dernier jour où je peux me permettre une journée film,
mercredi et jeudi, j'ai cours et dès jeudi soir je quitte Berlin.
Levée très tôt, mes affaires sont déjà prêtes, et je me hâte vers Potsdamer Platz pour essayer d'avoir une place pour la première que je ne veux surtout pas manquer : "Otto". Un film
underground, d'un réalisateur connu dans ce milieu, ça promet d'être fun. Au Cinemaxx à Potsdamer Platz, bingo, j'ai la place. C'est pour 22h30 ce soir, j'ai le temps.
J'avale un petit déjeuner au Café Alex au Sony Center en attendant que la billèterie de l'Arsenal ouvre.
Dès le matin, les journalistes se pressent autour d'un monsieur inconnu
(encore un). Heureusesment qu'ils sont là, sinon on ne saurait pas qui sont les stars... à moins que ce soit juste un agent ou un présentateur télé. Qui sait ?
L'Arsenal se situe à 200m du Cinemaxx. Ca tombe bien, parce que le deuxième film le plus important de ma journée, "Musunde-hiraite" est à 20h et je n'aurai que le temps de courir de l'un à
l'autre. Si j'obtiens une place.
Et bingo, justement il viennent d'avoir quelques places supplémentaires pour la première, "vous avez de la chance". Je sais, je sais.
Sans trop d'espoir je pars à la recherche du cinéma Urania.
En chemin je ne croise que photographes et cameramen, journalistes et groupes de touristes qui parlent toutes les langues possibles sauf l'allemand. Inconcevable combien il peut y avoir de
cinémas à Potsdamer Platz. Soudain, je découvre le Berliner Palast, dans un petit coin d'une petite rue qui a l'air paumée.
Ca n'a peut-être l'air de rien en photo, mais en
vrai, c'était sacrément impressionnant. C'est ici donc qu'avaient lieu les "vrais" tapis rouges. Ceux des grandes méga-stars-super-tro-top. En gros, c'est là que j'aurais dû venir pour voir
Karoline. Mais bon, pouvais pas savoir... :(
En pleine zone industrielle moche, je découvre aussi des fleurs radioactives.
Enfin voici l'Urania.
Un cinéma vraiment sympathique. Mais non, ils n'ont plus de place pour "Kirschblüten". Bon, je n'y tenais pas tant que ça, ce n'est pas bien grave.
Je n'ai plus de programme défini. Je consultemon guide des films. Le seul film yougoslave de la journée est à 15h15 à l'Arsenal. Je peux tout à fait aller voir si il leur reste des places. Et
c'est parti, trajet inverse. Oui, exact, il leur reste des places.
Je jette enfin mon dévolu sur un mystérieux film intitulé "Arumdabda", qui se joue à 13h au Cinemaxx. Je n'aurai pas fait beaucoup de cinémas en définitive.
Pour clore ce programme, je prends un bus jusqu'à Alexanderplatz pour voir si je peux avoir une place pour un court métrage que je peux encore caser dans un petit coin. Me voilà au Cubix, le
CineStar de l'Alexanderplatz.
Mais non, il s'agit visiblement d'une erreur, ils ne font pas de
court-métrage aujourd'hui.
Alea jacta est. C'est fini, je n'ai désormais plus le temps d'avoir d'autre place. Bilan de la matinée : 4 films.
13h Arumdabda
15h15 Misterije organizma
20h Musunde-hiraite
22h30 Otto; or, Up with dead People
Et comme je les ai achetées le jour même en tarif étudiant, 3,50euros
chacune, je ne suis pas mécontente de moi.
Et maintenant, le tourisme c'est fini, place à l'art, car "Arumdabda" ne va pas tarder à commencer. Vite vite.
Arumdabda
Je n'ai découvert l'affiche du film qu'en
sortant du cinéma, et sincèrement, j'ai fait la grimace. Qu'est-ce que c'est que c'est affiche racoleuse de mauvais goût ? "Your beauty makes me hard", carrément, à croire qu'il tenait à tous
prix à attirer tous les pervers du coin. Beurk.
En tout cas, si il se trouvait dans la salle des pervers désireux de scène bien érotiques et sensuelles, ils ont dû être sacrément déçus.
Avec le recul, je n'hésite pas à le dire, "Beautiful" a été le meilleur des films que j'ai vu.
Un vrai bijou du cinéma coréen. L'histoire d'une jeune fille dont j'ai oublié le nom, d'une beauté telle qu'elle attire tous les regards. Et c'est cette beauté qui va faire de sa vie un
enfer.
On comprends assez vite où le film veut en venir. Et au début, ça m'a fait sourire. "Oh la pauvre petite elle est trop belle c'est vraiment pas juste la vie." Mais le film est plus intelligent
qu'il en a l'air, et surtout l'enfer va bien plus loin qu'on ne s'y attend. Comme le réalisateur l'a très bien expliqué à la fin lors de la discussion, il s'agit bien plutôt d'un conte de fée à
l'envers, il n'a nullement l'ambition de refléter la réalité. Et comme toujours le conte en dit en fait beaucoup sur la réalité.
Un conte de fée sur la beauté, sur la perversité masculine (bouh les vilains méchants, tous des violeurs en puissance, tiens). Mais avec aussi un traitement inhabituel et très intéressant des
thèmes de la boulimie et de l'anorexie, thèmes sur lesquels personne n'est revenu lors des questions, et c'est bien dommage.
Les acteurs, autant que la camera, sentaient les dédutants, mais de ceux qui promettent vraiment beaucoup. Le film a été tourné en deux mois, un laps de temps qui est plus ou moins la règle en
Corée, et est pourtant d'une très belle plastique. Et puis que dire de plus. Si j'arrive à le retrouver, je ferais tout pour me le procurer.
Un peu énervée quand même face aux questions posées par le public lors de la discussion. Bon sang, il n'y a personne de qualifié ici qui puisse poser une question intelligente ? Parce que les
questions psychologiques genre "pourquoi est-ce que tel personnage fait ça à tel moment", on m'a fait comprendre à peu près en quatrème-troisième que c'était très limite. Donc nous savons que
l'actrice est très belle ("ah... ben merci", en même temps, qu'est-ce qu'elle pouvait répondre d'autre ?) et que le Monsieur du douzième rang aurait donné une autre fin au film.
En même temps, je critique, mais je n'ai eu aucune question.
Misterije Organizma
"The
Mysteries of the Organism" est en fait un film sorti en 1971, mélange très réussi de cinéma yougoslave et surréaliste. Les initiales WR désignent celui auquel le film rend hommage : Wilhelm
Reich. Je sursaute sur mon siège, Wilhelm Reich ? Mais j'adoooooore Wilhelm Reich. Enfin, pour être exacte, j'adorais ; Wilhelm Reich, ça remonte à mes années lycées, lorsque j'étais fan une
jeune anarchiste insouciante fan de Freud et que la guerre en Irak, c'était pas bien. Bref, je pouvais pas mieux tomber.
Le film est assez étrange, commence sur des images documentaires tournées dans les années 60, sur l'oeuvre "pratique" de Wilhelm Reich. Je ne connais que ses ouvrage théoriques, mais il
semblerait qu'il a mené des pratiques bizaroïdes sur l'orgasme. Ces images s'accompagnent d'un discours étrange, mélange de plaidoierie pour la révolution sexuelle et de communisme. On nous
démontre, tout à fait scientifiquement bien sûr, que l'opposé du sexe, c'est le cancer, que le cancer, c'est le fascisme, et que pour lutter contre le fascisme, il faut faire l'amour pas la
guerre. C'est trop choupignon.
Au bout d'un moment d'élucubrations réal-sexualistes, on en arrive au film en lui-même, du cinéma yougoslave dans toute sa splendeur, d'une drôlerie irrésistible, avec cette joie de vivre et
cette emphase que l'on retrouve dans les films de Kusturica. L'héroïne a fait sien ce discours de révolution sexuelle communiste et s'efforce de prêcher la bonne parole dans son immeuble. C'est
le n'importe quoi, des gens détruisent les murs, d'autres sont prisonniers dans des placards, tout d'un coup éclate une grande farandole, bref, on n'y comprend presque rien, mais on se laisse
gagner par l'euphorie, et on rigole bien. Tout cela baigne dans un discours politique discret et qui laisse les questions ouvertes. On aura bien le temps après le film de réfléchir à tout
ça.
Le réalisateur, russe, est maintenant un vieux monsieur plein d'humour, qui n'a pas beaucoup de temps pour discuter, mais le fait volontier. "Ce que j'ai pu vouloir dire à cette époque, et ce
que cela signifiait, ça, ça ne m'intéresse pas. Ce que j'aimerais savoir, c'est ce que le film veut dire pour vous, maintenant. Il a vielli, bien sûr, certaines choses font sourire, mais ce qui
est resté d'actualité, c'est ça qui m'intéresse."
Malheureusement, on n'a pas trop le temps de s'attarder sur le sujet.
Je suis quand même intriguée. Comment, en pleine Guerre Froide, un
réalisateur russe peut-il faire un tel film, surtout un film yougoslave, sachant les rapport entre Moscou et Tito à l'époque ? Et en rendant homage à un spychalalyste autrichien qui a passé sa
vie aux Etats-Unis par dessus le marché.
Après le film, j'ai plusieurs heures, d'abord et en priorité pour assouvir ma faim (parce que j'ai vraiment vraiment la dalle) puis pour observer l'euphorie autour de moi. L'Arsenal, c'est
sacrément vivant en Berlinales.
J'ai aussi refait un tour du côté du Berlinale
Palast, de nuit :
Et j'ai essayé de m'imaginer foulant le tapis
rouge...
Mais bon, faut pas rigoler, ici, pas question de laisser le
tapis ouvert à n'importe qui comme au Zoo Palast !
J'ai aussi pu voir la foule amassée devant les guichets pour obtenir une place pour un film les jours suivants.
J'ai fini par trouver le temps long, à vrai dire.
Des petites installations rigolotes dans l'Arsenal me permettent de voir trois extraits d'un des films dont on parle beaucoup, "Green Porno".
Sur les petits petits écrans, on apprends tout sur la sexualité
de l'araignée, du ver de terre et de la mouche. Isabella Rossellini est réalisatrice et actrice de ce documentaire un peu étrange, pour lequel tout le monde crie au génie. Actrice, car c'est
elle qui, affublée de gros yeux ou de pattes en plastoc, mime les séances d'accouplement inscectueux. Personnellement, j'ai trouvé que c'était aussi bien que n'importe quel "C'est pas sorcier",
c'est à dire un bon documentaire amusant et ludique, mais sans plus.
Musunde-hitaire
Parmi le nombre innombrable des films japonais présentés aux Berlinales, j'ai jeté mon dévolu sur celui-ci. La critique annonçait un film qui parlait des problèmes du
quotidien, assimilable dans le style à la Nouvelle Vague japonaise. Alors va pour "Musunde".
Durant tout le film, on n'a entendu que le bruit incessant de la porte qui s'ouvrait et se fermait sous le flot continu des gens qui quittaient la salle. Compréhensible à vrai dire. Je n'ai pas
vraiment compris où le film voulait en venir. Quelques bonnes choses, notamment un personnage très intéressant, dont le travail est de se tenir dans la rue et d'observer les gens (on ne saura
jamais vraiment pourquoi) et qui recueille sa voisine lorsque son homme la bat. On ne comprend pas vraiment les autres personnages, pris dans une espèce de relation triangulaire d'ex-petite
amie et ex-meilleure amie. Le plus énervant est la caméra qui s'obstine à filmer le film comme un documentaire et refuse les couleurs.
C'est sans doute pour ce film que j'aurais le plus eu besoin de la confrontation avec les acteurs. Mais on a pris du retard au lancement et je ne veux pas rater le film suivant (et aussi
essayer d'avoir une bonne place).
Otto; or, Up with Dead People
Eh ben, c'est bien bizarre comme affiche ma foi...
Le réalisteur, Bruce Labruce monte sur l'estrade avant le film. Il explique qu'il a essayé dans ce film une réflexion sur ce nouveau genre "que vous connaissez tous" (ah bon ?) du film
d'horreur porno, genre qu'il n'apprécie pour sa part pas du tout. Ah. Puisque tu le dit mon Bruce...
Je pensais donc voir un film underground, je tombe sur un film d'horreur. J'en ai de doux frissons. Mais en fait, ce qui m'attend, c'est un film underground... d'horreur. Avec un peu de
porno.
On ne parle pas assez de la triste condition des zombies homosexuels.
C'est vrai ça, ils souffrent le martyr ces pauvres petits. Heureusesment Bruce Labruce est là pour dénoncer les injustices de notre temps, et voici donc l'histoire d'Otto, un zombie à la
recherche de son passé. Le personnage est finalement vraiment touchant, même si il garde tout au long du film l'expressivité d'un boeuf mort, mais après tout, c'et son rôle.
La sexualité des morts-vivants, ça peut même donner lieu à des trucs pas mal du tout. Bon, j'ai du mal à garder mon sérieux, mais enfin, c'est bien trouvé. Un peu bizarre, même beaucoup en
fait, je vous le concède.
A la fin du film, toute l'équipe vient sur l'estrade.
Otto, c'est le petit jeunot qui tiens le micro. Bruce Labruce
lui fait face, tout en noir. Le monsieur bizarre avec des fleurs et une robe est un des morts-vivants homosexuels.
"Je vous remercie d'être aussi nombreux à être restés dans la salle. Au Sundance, la salle s'est désengorgée à la vitesse de l'éclair. Mais bon, le Sundance... qu'est-ce qu'on peut attendre de
ces gens-là ?".
Bruce Labruce ne tarit pas d'éloge envers la ville de Berlin, dans laquelle a été tournée le film. Aucune ville ne pouvait retransmettre aussi bien l'ambiance gothique qu'il désirait pour son
film. Et surtout à si bas prix. "On a même eu le droit de monter une tombe dans un cimetière." Oui, ma foi, chacun ses bonheurs dans la vie.
La discussion qui a suivit m'a laissée un peu perplexe. Heu... oui, c'était cool comme film... mais on est bien, d'accord, c'était du second degré, hein ? Non, parce que si le but ultime du
film était de plaider la cause des homosexuels... bon, oui d'accord... mais enfin y'a d'autres moyens cinématographiques plus directs et efficaces que ça. Mais non, ah, des homosexuels, comme
c'est polémique, comme c'est bien !
Alors désolée, mais moi je n'ai pas vu le film comme ça. J'ai plutôt ressenti au contraire un ton moqueur face au discours pro-homo-socialiste-anar, et en tant que tel ça m'a beaucoup plu.
Mais encore
Le film d'ouverture, "Shine a light" de Martin Scorcese, un "documentaire" sur les Rolling Stones. Deux heures de concert, il paraît que c'était génialissime, le groupe a de plus fait un tapis
rouge exceptionnel.
Il faut dire que les Rolling Stones sont encore plus importants en Allemagne qu'en France. Leur musique joue un rôle considérable dans les films traitant de l'époque des années 70 (comme par
exemple "Sonnenallee"). C'est du moins l'impression que j'en ai.
Avec un peu de chance, je pourrai voir ce film au cinéma prochainement.
Parmi les grands rendez-vous manqués que les Berlinales auraient eues à m'offrir, la grande star, celle pour laquelle le plus de fans en fureur se sont rassemblés... non, non, pas Madonna.
Quelqu'un a réussi à voler la vedette à la grande superstar américaine, mais qui ?
Le grand et gigantissime Shah Rukh Khan. Ha ha, vous êtes bluffés, hein ? Comment ça "qui c'est" ? Et bien figurez-vous que Shah Rukh Khan est une mega-giga-super-star bollywoodienne, un
multi-miliardiaire qui compte plus d'un milliard de fans. En même temps, quand on vient d'Inde, c'est facile, hein...
"Om Shanti Om", la nouvelle production bollywoodienne, d'après les extraits que j'en ai vu, a l'air absoluement géniale dans le genre. Le genre, c'est des beaux acteurs et des belles actrices
qui chantent et dansent au milieu de couleur chatoyantes. Même pas entendu quoi que ce soit concernant l'histoire, c'est dire.
Vous apprendrez tout sur ce merveilleux film dans cet article d'un site sur Bollywood. Ca donne super envie...
Le grand Bluckbuster est sans aucun doute "There will be blood", une histoire de pétrole interprétée par Daniel Day-Lewis.
Et puis la grande star fut bien sûr Madonna, qui présenta son film "Filth and Wisdom" hors compétition. J'ignore tout à fait de quoi parle le film, mais les critiques sont assez élogieuses,
déclarant unanimement que Madonna s'en sort bien mieux derrière que devant la caméra.
Parmi les films que j'aurais bien voulu voir, il y avait "Chiko"
J'ai pour habitude de ne pas regarder de trop près par avance les films
que je veux voir. Il s'agit d'une histoire de meutre, de violence, de drogue et de tout un tas de machins comme ça. Le réalisateur, Ozgür Yildirim (avec un nom pareil, j'ai pas vérifié mais ça
doit bien être un turc) signe un coup d'essai, sous le arainage d'un grand : Fatih Akin.Ca suffit pour me donner envie d'aller le voir.
Un film qui a beaucoup fait parlé de lui, je l'ai déjà mentionné, c'est "Kirschblüten - Hanami". Soit "Les fleurs de cerisier" accompagnés vraissemblablement de leur traduction en japonais. Je
ne veux pas trop en savoir sur le film une fois encore, mais il s'agit d'un voyage au Japon d'un homme assez agé, après la mort de sa femme. Un film poétique et une réflexion sur le deuil.
Un film à polémique, "Feuerherz", d'après le roman de Senait Mehari, qui raconte son enfnce dans un camp d'enfants-soldats. Polémique, car on accuse l'auteure du roman de mentir et de n'avoir
jamais vécu ce qu'elle annonce comme autobiographique. Officiellement, le réalisateur déclare avoir fait un film sur l'histoire touchante d'un enfant-soldat, que l'histoire soit fictionnelle ou
non.