Partager l'article ! Berlinales 2011 - 1er jour: --Vendredi-- Cachant à peine mon excitation, je me lance ce matin à la chasse aux tickets. Peu après 9h, ...
--Vendredi--
Cachant à peine mon excitation, je me lance ce matin à la chasse aux tickets. Peu après 9h, je me trouve devant mon premier but de la journée, le Freidrichstadtpalast, où je trouve porte
close.
Ca m'apprendra à oublier que les guichets des Berlinales ouvrent tous à 10h, tiens...
Une heure plus tard, je suis une des premières à me placer dans la file d'attente... qui devra attendre jusqu'á 11h20 avant de s'ébranler enfin. Toutes les personnes autour de moi sont venues
pour "True Grit", le film des frères Cohen, qui a fait l'ouverture officielle des Berlinales la veille. Moi comme d'habitude, je fais mon intellectuelle snob. Du Western ? Très peu pour moi.
Donnez-moi deux cartes pour "The Devil's Double", bitte schön.
J'ai tout juste le temps de courir à Potsdamer Platz au CinemaxX rassembler mes autres tickets de la journée qu'il est 12h et mon premier film commence.
Mon ouverture des Berlinales sera donc cette année un film de
Bergman. Pas très actuel, mais on a vu plus médiocre ouverture.
Dans la série "les japonais n'arrêterons pas de nous étonner", mes voisins de siège sont pour cette première séance un groupe de trois jeunes japonais de mon âge qui prennent la pause à tour de
rôle avec un sourire kawai devant un appareil photo digne de "barbie fait un safari photo dans la forêt des bisounours" et qui se révèle être... un palaroide. Ce truc exite encore ? Genial ! Je
veux aller au Japon.
C'est la séance de midi, les gens sortent les sandwishs (on a pas pourtant pas le droit de manger dans les salles ?)... Mais quand est-ce que le film commence ?
("Les femmes ne doivent pas rentrer en politique, c'est la politique qui doit rentrer dans les femmes." Ha ha ha. Mais si, riez, puisqu'on vous dit que c'est du second degré
!)
Je ne sais pas si vous savez déjà quelque chose sur Hussein Junior. Pour ma part, je n'étais même pas sûre de bien situer Sadam-le-Père. Maintenant, au moins, Sadam, c'est clair : Sadam = Irak,
et Sadam = gros méchant.
Après, en ce qui concerne le fils... Ben, heu... vous connaissez Caligula ? Oui, le fou psychopathe, là. Ben alors, vous y êtes. Parce que "The Devil's Double", c'est le remake du "Caligula" de
Tinto Brass. Je sais pas si vous connaissez le "Caligula" de Tinto Brass, mais c'est genre pas vraiment tout public, avec pas mal de porno et de scènes de viol insupportables. Dans "The Devil's
Double", aucune scène de viol ne nous est épargnée, mais quand même le porno en moins (ce qui n'empêche pas le beau héro de copuler avec la belle héroine (Ludivine Sagnier, s'il vous plaît) mais
tout le monde sait bien que c'est pas du porno, voyons, on voit pas le zizi du monsieur...) et plein de boyaux et de sang en plus (Tinto Brass était resté relativement soft là-dessus).
Ceci dit, le film est vraiment impressionnant. Plus impressionnant encore, était de voir arriver l'homme en personne, celui dont le film retrace l'histoire, un irakien "anonyme" qui a été
kidnappé pour sa ressemblance frappante avec le fils Ussein pour lui servir de double (et se faire tirer dessus quand les irakiens pêtent les plombs et essayent d'assassiner leur tyran). Le
double en question a réussi à s'enfuir d'Irak. Il monte sur la scène. Impressionnant. Puis toute le monde s'offre des bouquets de fleur, on fait un sourire pour la photo, on applaudit bien fort,
et tout le monde s'en va.
De quoi ?!?
Mais la discussion alors ? Les questions du public ?
Remboursez !