Berlin - Mitte

Dimanche 25 mai 2008
The story of german's colonialism ist quite short, but you can still find traces of it walking in Ber.
But for that, you have to be with a specialist...

L'histoire du colonialisme allemand, assez brève, se laisse tout de même lire dans les rues de Berlin.
Bon, à condition d'avoir un vrai bon guide qui s'y connaît.

1st stop : The Humbolt University
1ère station : La Humbolt Universität


The HU ist one of the 3 universities in Berln and is called Humbolt in reference to Wilhelm von Humbolt, a philosopher and linguist. But also, undirectly to his brother, Alexander von Humbolt, a famous naturalist and explorator. So it's not for no reason that HU is famous for its departement of geography.
In the 19th century too, the whole research about german colonies was made at the HU. Of course, the main interest was Africa, because Germany had there tree big colonies.

La HU, l'une des trois universités de Berlin, rend hommage à Wilhelm von Humbolt, le philosophe et linguiste, et aussi un peu plus indirectement à son frère Alexander von Humbolt, le célèbre naturaliste et explorateur. Ce n'est pas pour rien que la HU a une réputation particulière pour sa section de géographie.
Au XIXe siècle également, se concentrait dans l'université toute la recherche scientifique consacrée aux colonies allemandes. L'intérêt principal se portait bien sûr sur l'Afrique, où les Allemands avaient trois grandes colonies.


In the HU were then big famous professors, specialists in Africa, and of course white. Thee were also some few black-skined assistants ; they couldn't become professors, but there were well-known and good seen.
Exept if they had the absurd idea to marry and german girl...

On trouvait donc à la HU de grands professeurs spécialistes renommés, blancs évidement, et aussi une poignée de "lecteurs" noirs, qui ne pouvaient pas accéder au statut de professeur, mais étaient toutde même reconnus pour leur travail.
A condition qu'il ne leur prenne pas l'idée saugrenue de se marier avec une allemande.

It's also in the HU that first theories about races were developped. As in France, the commun idea was that colonial empires had in charge to civilise those primitiv countries who didn't know about God and the marvelous well-built streets.

C'est également à la HU qu'ont été élaborées les premières théories raciales. On y développait comme en France l'idée que les puissances colonialistes étaient chargées d'une mission de civilisation dans ces contrées primitives et ignorantes de Dieu et des routes bien pavées.


And just as anecdote : on the entrance in Unter den Linden, there is quite permanently books sold. It seems that my mother doesn't care that those book are german and she can't read them. Market with book is always a market with book ( = [gravity] x [number of old books]² ).

Pour la petite histoire : dans l'entrée côté Unter den Linden se tient en quasi permanence un marché aux puces de livres de toutes sortes. On constatera qu'il est apparement indifférent à ma maman que tous ces livres soient en allemand, un étalage de livre est un étalage de livre (= force d'attraction multipliée par le carré de la quantité de vieux livres).

2nd stop : ancien exhibition-building in the Friedrichstrasse
2ème station : L'ancien immeuble d'exposition dans la Friedrichstrasse

Unfortunately, I forget the name of the build who used to be there in the 19th century. People could come there to see "black people in natural environnement". Black men and women were parked here like animals in zoo, and sometimes, professors of the university could come to study them.
It was also an exhibition for everyone who want to learn about strange countries, and there were quite a lot of different advertisement. Our guide show us the reproduction of an adversiting poster, with a black woman naked, laying, like very glamourous and so on, it looks really like in the 20s, and titel was "schwarze Wildfrauen" ("wild black women").
Hence, it was absolutely unadvisable for yound girl with good education to see such things...

J'ai malheureusement complètement oublié le nom donné au grand immeuble qui se dressait au XIXe à la place de celui-ci, et dans lequel les curieux pouvaient venir voir des "noirs dans leur cadre naturel". Les spécimens entreposés ici comme dans un zoo servaient aussi de matériel de recherche aux scientifiques de la FU.
Monsieur et madame tout le monde étaient eux aussi cordialement invités à venir se cultiver, à travers des campagnes de publicités de plus ou moins bon goût. On a montré la reproduction d'une affiche représentant une femme noire  nue allongée dans une pose languissante, très dans l'esprit des années 20, avec le titre alléchant "schwarze Wildfrauen" ("sauvages femmes noires").
Il était tout de même déconseillé aux jeunes filles bien élevées de trop s'exposer à ce spectacle.

3rd stop : little snack
3ème station : pause goûter

The first store selling chocolate from Africa opened also not far from here.
Chocolate began to be common in Germany, but it was still a luxurus product.
The biggest factory was Sarotti.

La première chocolaterie de Berlin, avec du chocolat importé d'Afrique, a ouvert ses portes également non loin de là.
Le chocolat a commencé à se répandre en Allemagne, restait quand même une friandise de luxe.
La plus grande "marque" à l'époque était Sarotti.
Sarotti make me think about a very famous chocolate factory in France, Banania, who always shows a black man with typical red hat of servants in french colonies, saying "y'a bon" ("that's good" with the typical accent of black servants speacking french).

Sarotti n'a pas grand chose à envier à notre "Y'a bon" Banania dans le genre...

It's interessanta nyway to see difference between those two figures ; it corresponds to the difference batween the way german and french people imagine Africa. The little german "Mohre" looks more like a figure from "One thousand and one Nights", more oriental. The french black man smiling is really a "boy", a servant.

C'est amusant tout de même de remarquer la différence entre les deux figures de noirs, qui traduisent aussi la différence dans l'imaginaire collectif des deux pays. Le petit "Mohre" allemand semble sorti d'un conte des mille et unes nuits, plus oriental, notre noir gentil et souriant est lui plus clairement un boy.

4th stop : The Mohrenstrasse
4ème station : La Mohrenstrasse

I already talked about "Mohre". It's the typical name for black people in that colonial time. It must have a relation with the word "Moor" (but "Moor" is the exact translation for that in german). Nowadays, in Berlin, people are having bid discussions to know if they must change the name of the street and call it "Moorenstrasse". It would not sound so much like post-colonialism.

J'ai déjà évoqué le nom de "Mohre", qui est apparement l'appellation totalement typique réservée aux noirs à cette époque de colonialisme. Je suppose que cela doit être en rapport avec ce que nous appelons les Maures (mais attention, un maure à proprement parler est un "Moor"). Il y a toute une discution interminable en ce moment pour savoir s'il faut rebaptiser la Mohrenstrasse en Moorenstrasse, moins conotée.

Anyway, in this pretty little street used to be the building where black slaves lived during few days after they arrived in Germany. The journey on the boat was really awfull, and it was absolutely necessary that the ones who survived stay a bit in good condition in order to look healthy.

Toujours est-il que dans c'est dans cette jolie petite rue que les esclaves noirs étaient ébergés durant les quelques jours suivants leur arrivée. La tarversée en bateau était en effet paraît-il absoluement affreuse, et il était indispensable de retaper un peu les survivants pour qu'ils soient pésentables pour la vente.

On this place, now very nice and with lots of flowers, the slaves were sold.

Sur ce qui est maintenant une adorable petite place fleurie se tenaient le marché aux esclaves.

5th stop : the Wilhelmstrasse
5ème station : Wilhelmstrasse

In the Wilhelmstrasse was the builing where the Conference of Congo took place. It was organised by Bismarck, and the aim was that all colonial countries can share Africa friendly. Bismarck wasn't really a big colonialist, but he noticed that colonies were good for economy and he didn't say anything against what was happening in Africa. But countries in Europa were beginning to argue about frontiers in Africa, and he really didn't want to have war for something stupid like that. So he invited every colonial countries to come and discuss about frontiers, so that everything was clear, and there would be no fighting more about that question.
Of course, they were not a single african leader or representative...

Dans la Wilhelmstrasse se trouve le bâtiment ans lequel a eu lieu la conférence du Congo, cette conférence organisée par Bismarck faisant se retrouver toutes les puissances coloniales pour le partage de l'Afrique en toute amitié. Bismarck n'était pas un colonialiste convaincu. Il laissait les choses se faire, ayant fini par se rendre compte que les intérêts économiques pour l'Allemagne étaient bien réels. Mais voyant que l'Europe commençait à se disputer à propos de l'Afrique, il invita tout le monde à s'entendre entre gens civilisés pour un découpage clair et définitif de l'Afrique. On n'allait quand même pas se faire la guerre pour si peu.
Bien entendu, aucun souvenain ou représentant africain n'était de la partie.


6th stop : Hotel Adlon
6ème station : Hôtel Adlon
On the Pariserplatz, in front of the Brandenburg Door, there is the Hotel Adlon. It was an hostel for noblemen (Adlon = noble). Tourism began in the same time than colonialism, and it's funny to see that those two independant facts can have repercution one of the other. For example, in the Hotel Adlon, you can see a big Elephant-fountain, very colonial and exotic, because it was of course fashion in that time.
It is forbiden to take pictures, so now you have to go and see yourself !

Sur la Pariserplatz, en face de la Porte de Brandebourg, se tient l'hôtel Adlon. Comme son nom l'indique, cet hôtel était réservé à la noblesse. Le tourisme est né à peu près à la même époque que le colonialisme. Il est assez amusant de remarquer que ces deux phénomènes indépendants ont quand même des répercussions l'un sur l'autre, puisque dans la cour de l'Hôtel Adlon se trouve une magnifique fontaine aux éléphants, dans le goût colonialismo-exotique du jour.
Il est malheureusement interdit de prendre des photos, je vous invite à jeter un coup d'oeil vous-même à l'occasion
.


And the visit is now over.
It is interesting to know that colonialism is not a very hot subject in Germany (not like in France for example). German colonialism didn't last so long and wasn't very important. Of course, colonialism = racial theory = Hitler, so "colonialism" is considered by everyone here as "bad stuff".
But what is really strange is that the german presence in Africa didn't left a bad impression in those countries. Slaves and racism was quick forgotten, and people just talk about how great the german roads are, and still last after all those years.

Ce sera ici la dernière étape de cette petite visite thématique à travers le Centre de Berlin.
Il peut être intéressant de noter que l'anti-colonialisme a beau être de rigueur à Berlin, ce n'est pas un sujet très brûlant. Le colonialisme allemand n'a pas duré bien longtemps, n'a pas non plus été très étendu. Colonialisme fait bien sûr penser à théories raciales, par là à Hitler, et est donc rangé unanimement dans la catégorie "mauvais trucs du passé de l'Allemagne".
Mais ce qui est encore plus étrange, c'est que la présence allemande n'a pas laissé de mauvais souvenir dans les anciennes colonies. On a très vite oublié l'esclavage et le racisme allemand pour ne retenir que les progrès technologiques et les bonnes routes "construites par Bismarck, et qui sont encore bien solides".
Par Eine Kuh in Germanie
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Mercredi 23 avril 2008
Ma petite maman, mon petit papa et moi, nous nous dirigeons vers l'île des musées.
Ouaip. Carrément une île entière mon vieux...

Aujourd'hui, notre choix s'arrête sur la Alte Nationalgalerie (l'ancienne galerie nationale).


C'est un grand musée, étalé sur trois étages, dédié à la peinture et la sculpture du XIXe siècle (on y retrouve également quelques oeuvres du début du XXe).

Il est bien sûr impossible de tout vous montrer (pour ça, va falloir y aller, et donc venir me rendre visite, niarc niarc niarc), mais je vais vous montrer quelques oeuvres qui m'ont le plus tenu à coeur. Juste histoire de vous donner envie.

1797 - "Louise et Frédérique de Prusse" par Johann Gottfried Shadow

Dans le pur style du genre. Certainement l'oeuvre la plus célèbre du musée, et également celle qui m'avait le plus marquée, la seule dont je conservais le souvenir de ma visite en été 2003.
Gottfried Shadow était LE sculpteur de cette époque, et ce qu'il fait est tout simplement magnifique. Je pense que la sculpture se passe de commentaire tant elle parle pour elle.
C'est boooooo.

1803 - "Clemens Brentano" par Christian Friedrich Tieck

Peut-être que ce titre ne fait pas particulirement tilt chez vous, mais en une ligne sont réunis deux personnages majeurs dans la constrcution de l'identité allemande. Brentano et Tieck.
Début, tout début du XIXe, l'Allemagne n'est qu'un amas de provinces qui se cherchent une identité sans en avoir vraiment. Il n'y a pas de "pays" très officiellement, la langue allemande est un critère assez vague (en Autriche aussi, on parle allemand, et en "Allemagne", on parle beaucoup d'allemands différents). Et surtout, on n'a pas vraiment l'impression d'avoir une culture commune. La France, ça ouais, c'est un vrai pays comme il faut : elle a des tas d'écrivains et d'artistes qui l'ont honorée, tout un peuple s'est soulevé contre son roi, et elle est menée par le génial Napoléon. Franchement, trop la classe d'être français.
Bref, les allemands se sentent un peu nuls et ont envie de se prouver à eux-même qu'ils ont aussi leur culture à eux, différente de l'Italie et de la France.
Brentano, et son copain Arnim, vont recueillir des chants traditionnels allemands dans tous les territoires allemands. Ils associent à leur entreprise les frères Grimm, qui eux s'occupent de récolter des contes. Ils finiront par faire bande à part. Et voilà comment les contes de Grimm ne sont pas les contes de Brentano.
Tieck, lui, c'est aussi un copain à Brentano. Ce sont des poètes tous les deux, et en puisant dans cet héritage (qu'ils créent en bonne partie, hein, ils trichent en fait beaucoup pour se persuader qu'ils ont une histoire commune), ils vont créer une poésie moderne. Et voilà comment naît le romantisme allemand.

Excusez-moi de vous avoir fait ce petit exposé, très cours magistral. Mas c'est que sinon, on passe à côté de l'importance énorme qu'avaient pour les allemands de ce temps-là les contes des grands-mères. C'était vraiment une question vitale. Vitale, parce que de vie ou de mort pour l'Allemagne.
Et ils ont gagné leur pari, finalement. C'est assez fort, faut bien le dire.

1826 - "Pater Medarus" par Carl Blechen

On comprend maintenant la quantité impressionnante de tableaux représentant des personnages de contes à cet époque. Ce Pater Medarus est le personnage d'un conte d'Hoffmann (que je n'ai pas lu, je ne peux pas vous donner plus de détails là-dessus).
ETA Hoffmann, lui, ne prétendait pas reprendre des contes anciens, mais créait les siens propres.
Mais enfin. La limite n'est pas si nette.

Quand à cette charmante jeune fille :

C'est bien sûr la belle au bois dormant (qui existe aussi dans les contes de Grimm, ainsi que le petit chaperon rouge (c'est dans cette version-là que le petit chaperon rouge est sauvée par le chasseur)).
J'espère que vous aurez vu toute la différence entre notre imaginaire et celui des Allemands. Sur une même histoire. Franchement, avouez que vous avez tous imaginé la belle au bois dormant allongée dans un lit (avec une couverture rose tant qu'à faire), dans un chateau impecable (les ronces, ok, mais dehors).

1834 - "Don Quichote im Lehnstuhl" ("Don Quichote dans son fauteuil") par Adolphe Schroedter

Bon. Un conte sur les contes. Je pense que vous avez compris.
La mise en abîme, du romantisme allemand à l'état pur.

"Pan und Psychee" par Reinhold Begas

J'ai oublié de noter la date de cette sculpture, faite par LE deuxième sculpteur génial du XIXe, après Shadow, Begas, qui a réalisé la fontaine de Neptune à l'Alexanderplatz.
Cette petite Psychee consolée par Pan après avoir fait fuir Amour m'avait bouleversée lors de ma première visite. Je l'avais oubliée depuis. Soudain en la revoyant, elle a fait resurgir tout un bouquet de sensations de ma préadolescence. Cet espèce de trouble de voir cette fille nue et encore enfant avec le dieu Pan, qui pour moi représentait la lubricité et même le viol. Le plus gênant était que cette confrontation donnait une sculpture magnifique.

1873 - "Ruggiero und Angelica" par Arnold Böcklin

J'ignore qui sont ces personnages, mais je trouvait le tableau assez extraordinaire dans ses jeux de couleur.
Je dois pouvoir dire sans trop risquer de me tromper qu'il doit s'agir d'une de ces légendes germaniques, qui ont été recueillies en même temps que les contes et pour la même raison (les frères Grimm ont écrit un recueil de légendes allemandes, que j'ai hâte de lire).
A moins qu'il ne s'agisse de personnages du Niebellungenlied. Ce qui revient au même. Dans le fond.

1885 - "Das Tischgebet" ("Le Bénédicité") par Fritz von Uhde

Il suffit de savoir à quel point j'aime le bénédicité pour comprendre à quel point cette image (une allégorie ? un symbole ?) me touche.

1894 - "Im Etappenquartier vor Paris" ("Dans nos quartiers devant Paris") par Anton von Werner

Voilà quelque chose d'assez inattendu.
La guerre de 1870. Qui évoque chez moi irrémédiablement Maupassant.
Mais de l'autre côté du miroir, pour ainsi dire. Il n'empêche, je ne peux pas m'empêcher de voir aussi Maupassant.

1900 - "L'homme et sa pensée" par Rodin

Une enclave française dans ce musée allemand.
Rodin, mon sculpteur français préféré de tous les temps.
C'est assez providentiel que cette sculpture se trouve si proche de celle de Bogas. Parce qu'avant de voir le titre, c'est un peu la même impression qu'elle me fait. Je veux dire, c'est un homme adulte, et il embrasse tout de même la poitrine de cette enfant. Il y a quelque chose de beau, donc d'innocent, mais aussi de gênant. Rodin a créé cette oeuvre par "cadavre exquis" pour ainsi dire. Il a assemblé deux figures de sa porte des Enfers, qui de par ailleurs n'ont rien a voir l'une avec l'autre. Puis leur a donné le titre que cette sculpture lui inspirait.
"L"homme et sa pensée". Qui a tout de suite un caractère rassurant. S'il s'agit de sa pensée, alors tout va bien.
C'est amusant tout de même : la pensée / Psychée...

1913 - "Unter den Linden" par Max Slevogt

Unter den Linden est cette avenue principale de Berlin qui mène à la porte de Brandebourg. Les Champs Elysées quoi.
1913, donc, Unter den Linden a tout l'air d'être en fête.

Surtout intéressant si on la compare avec cette autre représentation de Unter den Linden, là aussi un jour de fête. Et vers la même époque.

Par Eine Kuh in Germanie
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Dimanche 20 avril 2008
BerlinerDomLoin.JPG
BerlinerDom.JPG

La cathédrale berlinoise est une catédrale protestante.
Pour s'en convaincre, il suffit de voir l'autel. Un autel très particulier à vrai dire :
BerlinerDomAutel.JPG
Comme vous pouvez le voir sur cette photo ratée, il y a deux autels ! Rien que ça. L'un, une sorte de tombeau doré à l'arrière, est l'autel traditionnel du calvinisme. Le calvinisme voit dans l'office le rappel de la mort et de la résurrection du Christ. L'autre autel est une petite table blanche, à l'avant. C'est l'autel traditionnel du luthérianisme, pour qui l'office est un rappel de la cène, une répétition du dernier repas du Christ.

Au dessus de l'autel se trouvent trois vitraux magnifiques, colorées et impressionnantes. Sur la photo, le nuancé de jaunâsse vous laisse peut-être apercevoir le motif. Il s'agit des trois étapes importantes de la vie du Christ : la naissance, la Crucifixion et la montée aux cieux.

Vous avez vu de l'extérieur l'immense dôme. Le voici vu de l'intérieur.
BerlinerDomVo-te.JPG
Le dôme est tapissé de mosaïques gigantesques, magnifiques. Mais la photo ne rend rien du tout, je l'avoue.
Le transept, le centre de l'église donc, surmonté du dôme, forme un octogone. Huits piliers, encadrant deux à deux quatre bas-reliefs, sur le modèle de ce qui suit :
BerlinerDomVo-teDetailDevant.JPG
Deux piliers et un bas-relief situés vers l'avant (on regardevers l'autel).
BerlinerDomVo-teDetailFond.JPG
Deux piliers et un bas-relief situés vers l'arrière (on regarde la porte).
Trois des bas-reliefs représentent la vie de Saint Paul. Celle que vous voyez sur la première photo est la première, celle représentant le martyr de Saint Etienne. Le futur Saint Paul observe la scène.
Le quatrième bas-relief est également une illustration des Actes des Apôtres (la vie des premiers chrétiens, après le "départ" du Christ). Il se trouve sur la deuxième photo, et il s'agit d'un miracle accompli par Saint Jacques et Saint Paul.

Mais ce n'est pas tout. Car au sommet des huit piliers se trouvent également huit statues. Elles forment en réalité deux ensembles de quatre statues.
Les quatre situées à l'avant représentent les quatre "piliers" spirituels du propestantisme, tenant tous la Bible à la main. Parmi ces quatre personnes, il y a bien sûr Luther et Calvin (Luther se trouve à droite sur la première photo). J'ai oublié le nom des deux autres.
Les quatres statues situées à l'arrière représentent les "piliers" politiques du protestantismes. Il s'appuient pour leur part sur leur épée. Parmi eux bien sûr Guillaume Le Grand (à droite sur la deuxième photo).

La catédrale a été (re)construite en 1905 et devait accueillir les manifestation impériales. C'est ce qui explique son peu de sobriété, inatendu pour un lieu de culte protestant.
Le dôme a été totalement détruit pendant la guerre. L'église était dans un état catastrophique, lorsqu'on a fini par décider de la sauver et de la restaurer/reconstruire. Les dons privés ont donc sauvé ce symbole de la ville de Berlin. L'orgue par exemple, a valu à elle seule plus de deux milions d'euros.
BerlinerDomOrgue.JPG

Les restaurateurs du monument ont fait des merveilles de presque rien. Mais même ainsi, les fonds n'ont pas suffit à opérer une restauration parfaite. C'est pourquoi seuls le coeur est en marbre. Le reste de l'église reste fait de pierre blanche. On voit très bien la séparation sur ces deux colonnes :
BerlinerDomMarbrePierre.JPG

Et voilà.
J'espère que la visite vous aura plue.
Je pense qu'après tout cela, la conclusion qui s'impose est la suivante : il faut vraiment vraiment VRAIMENT aller voir ça en vrai. Non, parce que les photos, hein...
Par Eine Kuh in Germanie
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Vendredi 1 février 2008
Y'a des semaines, comme ça, où on s'ennuie à mourir. Et il y en a d'autres où on a rien le temps de faire, c'est déprimant.

Aujourd'hui, c'est le dernier jour de la Fashion Week à Berlin. J'ai déjà raté le défilé d'Hugo Boss samedi dernier. Il paraît que c'était génial. Karoline Herfurth était là, ainsi que Naomie Campbell, dont tout le monde ne fait que parler en ce moment, j'ai pas suivis pourquoi. Mercredi, c'était le défilé de Michael Michalsky, le "Ralph Laurens de Berlin". Demain c'est déjà fini, et je n'ai rien pu voir.
Déprimant je vous dis.

Mais déjà, dès lundi, l'euphorie reprend, puisque nous serons Rosenmontag et que le Carnaval va commencer en grande fanfare. Stephan et Michi veulent m'emmener dans Berlin après la réunion avec les Pfadis. Pour ma part, j'aurai préparé la "französische Minute", à savoir des crêpes pour 15 personnes. Bref, je sais ce que je vai faire de ma journée de lundi. Mardi, bien sûr, c'est Mardi gras, et si ici on ne mange pas de crêpes, le Carnaval bat son plein quand même.
Heureusement le mercredi des cendres arrivera juste après. Faudra bien passer faire un tour à la messe, mais ouf, on va pouvoir souffler.

Sauf que sauf que...

Dès mardi, en plein Carnaval donc, les places pour les Berlinales seront mises en vente. Les Berlinales qui commencent jeudi, deux jours plus tard. Le coeur des Berlinales, ça sera le Sony Center à Potsdamerplatz. J'y étais justement pour la première fois il y a trois jourspour une réunion des chefs scouts.
SonyCenter.jpg
SonyCenter2.jpg
SonyCenter3.jpg
Bref, c'est très joli. C'est donc au Sony Center qu'il faudra se battre pour obtenir des places, qu'il faudra se battre pour approcher les stars. Il va y'avoir du sang sur les murs du Sony Center.
Le plus dur, c'est de savoir quel film aller voir. L'option "orgie de films" peut être tentante, mais les places sont toutes à 7 euros, c'est abusé cher. Et je ne connais à peu près aucun des réalisateurs. Mais j'en reparlerai sûrement.

Là vous allez dire que de quoi je me plainds, que je suis dans la ville où tout se passe, et qu'en plus les évènements ne se chevauchent pas, que je vais pouvoir m'amuser comme une folle pendant les deux semaines qui viennent.

Ben sauf que sauf que...

Le premier semestre à la fac ne s'est pas terminé en janvier comme en France, mais se terminera le 15 février. Nous sommes donc dans la dernière ligne droite avant la fin du semestre. J'avais hier une version sur table. L'examen de traduction n'a pas vraiment posé de problème, encore moins celui qui aura lieu le 13 (du thème, ça ne compte même pas dans ma moyenne). Là où ça va faire mal, c'est que j'ai merdredi prochain mon examen de veux-haut-allemand. LE stress super-gigantissime. Suivi le lendemain par un exposé de morpho, et il est bien connu que les exposés me décontractent particulièrement des semaines à l'avance.

Quelle horreur, il va falloir ménager la chèvre et le choux...
Je sens que je vais être frustrée moi la semaine prochaine...
Par Eine Kuh in Germanie
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Vendredi 9 novembre 2007
Le soir, sur la Pariserplatz, c'est tellement beau et c'est tellement calme :

Baladeplace.jpg
BaladeTor.jpg
Derrière la porte de Brandebourg, à la place de l'ancien, se dresse un nouveau mur :

Balade-Mur.jpg
Balade-Mur-derri--re.jpg
Il s'agit du "Vanished Berlin Wall", une création de Eunsook Lee.
Aujourd'hui, anniversire de la chûte du Mur, le mur de Eunsook Lee sera démonté lui aussi.

Plus qu'une comémoration, c'est un très beau message que l'artiste coréenne lnce à son propre pays, lui aussi divisé en deux par un mur.
Sur le mur sont inscrits les noms des familles coréennes divisées entre Nord et Sud, comme l'est la propre famille de Eunsook Lee.

Balade-D--tailMur.jpg
Bon, je va finir cet article moi, sinon y'a la larme qui va finir par couler...
Sniff sniff...
Par Eine Kuh in Germanie
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Dimanche 4 novembre 2007
Dernière journée avec mon cousin, il fait vraiment froid, mais on décide d'aller encore voir une dernière curiosité avant de rentrer se mettre au chaud : la colonne de la victoire.

On y sera assez rapidement en descendant à Bellevue et en coupant à travers le Tiergarten.

Et j'ai donc pénétré pour la première fois dans le Tiergarten...
et c'était merveilleux !



Depuis que j'ai quitté l'Auvergne, j'avais oublié ce que c'était que l'automne, je me suis souvenue que je passais des heures dans le jardin à ramasser les feuilles mortes, et qu'il avait beau y faire froid, l'Auvergne c'est le plus beau pays du monde.
Et bien le Tiergarten, c'était un peu pareil...

Feuilles04.jpg Feuilles05.jpg Feuilles06.jpg Feuilles07.jpg Feuille08.jpg

Ahhhhhhh (* soupir)
Mais QUE C'EST BEAU !!!

Bismarck3.jpg

Vous comprendrez que par conséquent, Bismarck se fait voler la vedette :

Bismarck.jpg
Bon, alors celui-là c'est Vulcain, pas de problème, et devant, juste au milieu, il y a Atlas. Mais les deux autres sur les côtés ? Diane ?

Et puis finalement, nous atteignons la Colonne de la Victoire :

Siegsaule.jpg Siegsaule2.jpg Colonne de la victoire, Siegensäule en VO, pour célébrer la... victoire de 1870 bien sûr ! (traduction en français : la défaite de 1870... ah, ben voilà, vous voyez, tout de suite on comprend mieux !)

C'est alors que la pluie se met à tomber et que les deux reporters doivent rentrer à Steglitz (sans se priver de repasser par le Tiergarten... d'où cet article aux allures d'herbier).
Par Eine Kuh in Germanie
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Vendredi 2 novembre 2007

Je profite de mon passage en gare avec mon cousin pour vous présenter la Hauptbahnhof, la  gare centrale de Berlin. Je ne pense en effet pas que je reviendrai sur ce monument merveilleux de l'architecture contemporaine qui me laisse assez froide.

J'ai passé un gros quart d'heure à chercher dans quelle catégorie mettre cette oeuvre d'art, Mitte, Tiergarten ou Moabit, puis Wikipedia a tranché, la Hauptbahnhof se trouve donc dans le centre de Berlin, ce qui est assez logique pour une gare centrale.

HauptbahnhofDehors1.jpg HauptbahnhofDehors2.jpg
La Hauptbahnhof est vraiment immense. Je ne connais pas les chiffres, et j'ai pas vraiment un compas dans l'oeil, mais ça doit faire au moins... beaucoup de mètres de haut, de large et de long.
Il y a trois étages, et hauts de plafond, sans compter les quais du métro et des galeries marchandes au sous-sol.

Le bâtiment a été inauguré en 2002.
Brandneu...

Tout est en verre, en métal.
Merveilleux.
Wikipedia explique plein de trucs passionnants sur les nouvelles techniques et les prouesses technologiques de ce bâtiment. Moi, je n'y comprends rien, désolée. Mais c'est surement très intéressant. Hauptbahnhof.jpg Hauptbahnhof1.jpg Hauptbahnhof2.jpg

Dans la gare, il y a en fait un étage de voie ferrée (plus une pour le métro) et trois étages de galeries commerciales.
Avec un Starbucks comme il se doit. C'est le Starbucks qui fait les chocolats chaud les plus brûlants du monde...
Mais il y a aussi un marchand de cookies super bons ! Hauptbahnhof3.jpg

 

Par Eine Kuh in Germanie
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Dimanche 7 octobre 2007
LES PLUS BEAUX FRANCAIS VIENNENT DE NEW-YORK

Diesch--nstenFr.jpg

Sunday, it was about 4p.m., I decided to get out of my blanket and of Homo Faber (by Max Frisch, this book is a bit difficult to begin, but really extraordinary ; I couldn't stop thinking all the time about L'Etranger by Camus, whereas it's not about a crime, and maybe because of that, because then the story is even more disturbing, for even more close to what man lives in his daily life), I decided to put my nose out of my home, for the fact that this coutry is very cold and my Wohnung very great is not an excuse to stay the whole day like a wimp under my blanket.

Dimanche, dans les alentours de 16h, j'ai décidé de me tirer de mes couvertures et de
Homo Faber (de Max Frisch, un livre un peu difficile au départ, mais extraordinaire ; je ne pouvais pas m'empêcher tout au long de ma lecture de pnser à L'Etranger de Camus, même s'il n'est ici pas question de crime, mais justement pour cela l'histoire n'en est que plus déroutante, car plus proche de ce que chacun pense et fait au quotidien), j'ai décidé, disais-je, de sortir un peu mon nez hors de chez moi, parce que c'est pas parce qu'il fait vachement froid dans ce pays et que j'ai un merveilleux Wohnung qu'il faut rester comme une grosse larve sous son édredon.

For the most beautifull french come from New-York and are in the Neue Nationalgalerie. Poster all over Berlin keep reminding us of that.
And it hangs well, because I don't know the area around Potsdamer Platz.
And to kill three birds with one stone, today is the very last day of the exhibition, and there will be a wonderfull firework to celebrate that.

Car les plus beaux français viennent de New-York et sont à la Neue Nationalgalerie comme nous le rappellent les affiches un peu partout dans Berlin.
En plus, ça tombe très bien, parce que je ne connais pas le quartier de la Potsdamer Platz.
Et pour faire d'une pierre trois coup, c'est aujourd'hui le dernier jour de l'exposition et ce soir y'aura un super feu d'artifice pour fêter ça en beauté.

I get out of the metro in Potsdamer Platz, and I must confess that's it's pretty far from what I had expected.

Je sors du métro à la Potsdamerplatz, et faut avouer que c'est assez différent de ce à quoi je m'attendais.

Potsdamerplatz.jpg

Well... pretty impressive, don't you find ?
But it looks nice at night, I must say it.

Un peu impressionnant quand même.
Mais de nuit ça fait son petit effet, faut bien le dire.

Potsdamerplatz-nuit.jpg

Then the Neue Nationalgalerie. Whose architect was Mies van der Rohe, nothing less...

Puis la Neue Nationalgalerie. Architecturée par Mies van der Rohe, s'il vous plaît...

Nationalgalerie.jpg

To be perfectly honnest, my whole life wasn't about that exhibition of french paintings and sculptures.
So, when I saw how expensive it was, and that the exhibition-room seemed mostly full of air (even if I can appreciate a sculpture of the "bourgeois de Calais" when I see them), and knowing perfectly well that I didn't have enough time to see also the permanent exhibition in the basement, I prefered keep my money and buy my favorit postcard.
The postcard on the painting is the following.

A vrai dire, je n'avais pas une impérieuse envie de voir cette exposition de peintures et sculptures françaises. Alors quand j'ai vu le prix que coûtait l'entrée, et voyant aussi que la salle d'exposition que vous voyez sur la photo m'a paru être surtout pleine de vide (même si je sais apprécier des bourgeois de Calais quand j'en vois), et sachant que je n'avais pas assez de temps pour profiter de l'exposition permanente au sous-sol, j'ai préféré garder mes quelques sous pour m'acheter la carte postale qui me plairait le plus, et que voici.

Pygmalion-et-Galat--e---G--r--me.jpg
Pygmalion et Galatée,
de Gérome

And I will visit the neighbourhood. I though.
After al, I just went to the little church, a few meters from the Neue Nationalgalerie. I felt in love with this little church.

Et je vais profiter pour visiter le coin, que je me dis.
En définitive, mon exploration se bornera à la petite église à deux pas, dont je tombe raide amoureuse.

MatthusKirche.jpg

This little jewel is the St. Matthäus-Kirche, witch is both a place were people go to mass and a part of the Kuturforum.
The chucrh was built in 1846, by a man called Hermann Wenzel, but it was almost completly destructed during the war, then built again in 1960. I find it so pretty, with its bunted colors, its choirs around the chancel. The architect was inspired by the style of North Italia. It have been a bit modified when it have been built again, and actually is the inner of the church much more modern.
Nice anyway, with white walls and paintings. There are all the time exhibitions of contemporary christian painters. For the moment, it's an exhibition of the series "Narben" ("Scars") by Mickael Morgner, a series inspired by the crucifixion, and by the suffering of the human body.

Cette petite merveille est la St. Matthäus-Kirche, qui bien qu'étant encore un lieu de culte fait aussi en quelque sorte partie du Kulturforum.
L'église elle-même date de 1846, elle a été construite par un certain Hermann Wenzel, mais à peu près totalement détruite pendant la guerre, et reconstruite en 1960. Je la trouve tellement belle, avec ses couleurs, ses chapelles rondes autour du choeur. L'architecte s'inspirait en effet du style de l'Italie du Nord. Elle a été un peu modifiée lors de sa reconstruction, et c'est vrai que l'intérieur fait beaucoup plus moderne.
Très joli tout de même, des murs d'un blanc impecable, et les murs recouverts de peintures. Elle abrite en quasi-permanence des expositions d'artistes chrétiens contemporains.
En ce moment c'est la série "Narben" ("cicatrices") de Mickael Morgner, une série centrée autour de la crucifixion,et par là-même de la souffrance du corps :

Narben1.jpg Narben2.jpg

Behind the altar, there's an other painting by this same Mickael Morgner, entitled "Kreuzigung" ("Crucifition" actually).

De ce même Mickael Morgner se trouve derrière l'autel "Kreuzigung" ("Crucifixion", justement).

Autel.jpg

And I personnaly especially looked at this Christ's head, witch is certainly here all the time.

Pour ma part j'ai surtout longuement observé cette tête de Christ, qui doit sans doute être installée ici en permanence.

TeteChrist.jpg

I was fascinated by this face, maybe because it's not possible to say if the eyes are open or not.

J'étais fascinée par ce visage, sans doute par qu'il est impossible de dire si les yeux sont ouverts ou fermés.

I had anyway a good reason to stay a long time looking at this head : it was just on front of me during the preaching.
As I said, this church is also a place where people go to mass, protestant people. As I see on the programm, there are regulary preachers coming from all Germany. The one there sunday was called OKR i.R. (I don't have a single idea of what it means) Wilhelm Schlemmer, and the mass was leaded by a woman, the pastor Katrin Rebiger (who have a beautifull voice). It was the first time that I was in a mass leaded by a woman, actually the first time I was in a protestant (non-eucumenical) mass. I didn't dare take the bread, even if I think that it's not forbiden by protestantism.

J'avais d'ailleurs une autre bonne raison de rester longtemps à observer cette Tête de Christ, c'est qu'elle se trouvait juste devant moi pendant la prédication.
Comme je l'ai dit en effet, ce lieu d'exposition est également un lieu de culte, protestant. A en croire le programme, des prédicateurs viennet d'un peu partout en Allemagne, régulièrement. Celui qui était là dimanche était un certain OKR i.R. (pas la moindre idée de ce que cela veut dire) Wilhelm Schlemmer, et l'office a été célébré par une femme, la pasteure Katrin Rebiger qui avait une voix magnifique. C'était la première fois que j'assistais à une messe dirigée par une femme, et même à une messe protestante (non-oeucuménique bien sûr). Je n'ai pas osé aller prendre le pain béni, même si il me semble bien que cela ne doit pas être interdit.

I took so much time, untill the mass ended and untill I get out after having a look on the church, that it was night. Then I could admire the St. Matthäus-Kirche by night. (unfortunately, my camera don't take good pictures by night).

Le temps que l'office se termine et que je fasse le tour de l'église avant de sortir et j'ai pu admirer la St Matthäus-Kirche de nuit, que mon appareil photo ne rend que très mal (mais les photos de nuit ne sont malheureusement pas son fort).

Matthauskirche-nuit.jpg

And after that a firework, with the colours - ô hwo refreshing - blue, white and red... Yuhu !
People around me seemed to be highly excited during the final, and yelled "oh" and "uha".

Et après cela le feux d'artifice, aux couleurs - ô comble de l'exotisme - bleues, blanches et rouges. Youpi !
Les gens avaient l'air au comble de l'excitation pendant le bouquet final et poussaient des "oh" et des "uha".

Feuerwerk.jpg

I must confess that, I don't know why exactly, but I had put in my mind to eat hot pommes frites while watching the firework (yes, it's nice to eat all the time saussages and cream-cakes, but sometimes I must eat some vegetable). But it happened that the Imbiss next to the Neue Nationalgalerie didn't sell pommes frites, and there was not even a Mc Do around (I was really ready to do anything to have these pommes frites), and I was forced to look at firework with freezing empty stomac.
But fortunately, when I came back to Steglitz, the Imbiss next to my Wohnung was still open, and I took a "large portion Pommes Frites". Na.

Pour ma part, j'avoue que je m'étais mis en tête je ne sais pas trop pourquoi de manger des frites bien chaudes en regardant le feux d'artifice (ben oui parce que s'empiffrer de saucisses et de gros gâteaux à la crème, c'est bien beau, mais il faut aussi manger des légumes de temps en temps). Et puis voilà que le Imbiss à côté de la Neue Nationalgalerie ne vendait pas de frites, même pas de Mc Do à l'horizon (j'étais prête à tous les sacrifices pour manger ces frites), et donc tintin, j'ai dû regarder le feux d'artifice en jeûnant et dans le froid.
Heureusement, en retournant sur Steglitz, le Imbiss près de chez moi était encore ouvert, et pour la peine je me suis pris une "Pommes, grosse Portion". Na.

AurevoirBerlin.jpg
Par Eine Kuh in Germanie
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